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Un petit air de George Sand

Lecture musicale romantico-trash des lettres de George Sand


Mise en scène de Claire Petrouchine

Deux musiciens une comédienne des lettres un univers sonore
racontent une femme.

La compagnie La Déferlante propose une lecture musicale croisée des écrits épistolaires imaginés et réels de George Sand, tirés de son œuvre et de sa correspondance.

Comédiens et musiciens s’attachent à mettre en lumière et « à cru » la vigueur et la passion de l’écriture sandienne.
Ce spectacle veut également mettre en exergue la contemporanéité et l’actualité des propos et des préoccupations de cette femme hors du commun, et ce à travers la musique romantique revisitée de ses amants et amis compositeurs.
Avec Frédéric Chopin et Franz Liszt, considérés comme les précurseurs de l’improvisation musicale, et George Sand, personnalité la plus controversée de l’époque, nous prendrons le parti d’une mise en scène « romantico-trash » qui nous transportera dans une relecture décalée de l’œuvre de ces artistes du dix-neuvième siècle.



Credit photo : Nathalie Euvrie


Extraits
Nohant, 18 novembre 1821, à sa mère
(…)
Pourquoi faut-il qu’une femme soit ignorante ? Ne peut-elle être instruite sans s’en prévaloir et sans être pédante ?
A supposer que j’eusse un jour des fils, et que j’eusse retiré assez de fruits de mes études pour les instruire, croyez-vous que les leçons d’une mère ne valent pas celles d’un précepteur ?
Mais pour en venir là il faut être mariée et je ne trouverai, dites-vous, qu’un géant ou un poltron, en ce cas il se pourrait bien que je ne fusse point mariée, car je ne crois plus aux géants et je n’aime pas les poltrons.
(…)

Venise, 1834, à Alfred de Musset (…)
Ne crois pas, ne crois pas, Alfred, que je puisse être heureuse avec la pensée d’avoir perdu ton cœur. Que j’ai été ta maîtresse ou ta mère, peu importe. Que je t’ai inspiré de l’amour ou de l’amitié, que j’aie été heureuse ou malheureuse avec toi, tout cela ne change rien à l’état de mon âme à présent. Je sais que je t’aime, et c’est tout. Mais pas avec cette soif douloureuse de t’embrasser que je ne pourrais satisfaire sans te donner la mort. Mais avec une force toute virile et aussi avec toutes les tendresses de l’amour féminin.
(…)
La musique
Célia Perrard  (Harpiste) et Aude Millerr(Violoniste)
Improvisations sur des thèmes de Chopin et Liszt

-extraits-


Frédéric CHOPIN
Préludes
Nocturnes
Ballades
Franz LISZT
Préludes
Rhapsodies hongroises

Crédit Photo : Nathalie Euvrie



Corinne Chevalier