*Spectacle
" L'ombre du bâton" création de la compagnie la
Déferlante en 2004,
mise
en scène Corinne Chevalier
Spectacle théâtral et musical pour 7 comédiennes,
un musicien et 2 danseurs.La compagnie La Déferlante a développé
dans ce projet une recherche pédagogique et artistique auprès
de femmes maliennes. Un travail sur les droits des femmes et sur la poétique
du récit a été mis en œuvre.

Après
sa création, ce projet est devenu itinérant, investissant
de nouveaux lieux pour chaque nouvelle édition.
-Pépinière
associative Mathis
-Mairie du 19ème arrondissement de Paris. Journée de la
femme. Mars 2004.
-Café littéraire « Le Petit Ney ». Mars 2004.
Spectacle
en tournée en 2005.

Construction
du spectacle
Parti-pris
de mise en scène
L'équipe
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Construction
du spectacle
Temps
1 :
La construction du spectacle s’est faite à partir de deux
sources principales :
· Nos recherches de matériaux textuelles (témoignages
de femmes, statistiques, comptes-rendus …) en collaboration avec
Amnesty International, organisation avec laquelle la collaboration fut
riche et essentielle.
· Des entretiens et ateliers de paroles avec les femmes de l’association
« Entraide et Espoir » (19éme arrondissement de paris),
regroupant des femmes d’origine maliennes, nigériennes, ivoiriennes,
mauritanienne, sénégalaises, burkinabé…
Les thèmes abordés furent très diverses :
L’excision, les mutilations génitales et la polygamie en
tant que pratiques dans leur pays d’origine et par extension en
France…
Le droit d’asile, le droit de vote…
La violence conjugale, le non-respect, et la domination masculine se traduisant
par des pratiques telles que : la main mise sur les papiers d’identités
de l’épouse et de ses enfants, l’interdiction de sortir…
En réponses aux questions suivantes :
En tant que femmes africaines, quelles sont les choses que vous aimeriez
dire sur le droit des femmes en France, dans votre pays d’origine
et dans le monde ?
Que pourriez-vous proposer comme solutions pour améliorer la condition
féminine ?
Temps 2 :
Notre choix s’est porté sur les textes suivants :
«Aséta » (extraits) de Catherine Anne, sur l’excision
; « Histoire d’homme » de Xavier Durringer, sur le viol
et l’inceste ; « Aïcha » écrit par Kadiatou
Traoré Diabira sur l’excision ; « Le million ou la
massue » texte tiré d’improvisations d’Anne-Sophie
Bolender sur l’absurdité et l’ambiguïté
des médias et de la société occidentale vis-à-vis
de la condition féminine ; « Le masculin l’emporte
sur le féminin » de Corinne Chevalier sur l’importance
de l’éducation et sur les thèmes du droit des femmes
bafoué, et de l’atteinte à leurs libertés
(La source de ces deux derniers textes s’inspirant de documents
d’Amnesty International.) ;
« Deux femmes » du même auteur, prières et revendications
d’une femme africaine et d’une femme française ; le
témoignage d’une femme russe sur la violence conjugale ;
et « Merci à tous les hommes qui … » de Corinne
Chevalier.
D’autres thèmes
tels que ceux du voile, de la prostitution, de l’exil dû aux
situations de guerre, de la pauvreté … etc, sont aussi évoqués
sous forme de situations visuelles et corporelles.
Temps 3 :
Il nous paraissait nécessaire que certaines des femmes africaines
de l’association « Entraide et Espoir » participe à
part entière à ce spectacle.
Parti-pris
de mise en scène
« Il m’a
semblé important, vu les thèmes difficiles abordés,
et la violence de certains textes, d’appliquer un traitement de
la mise en scène qui soit un aller-retour entre le burlesque et
la douceur, la dérision et la tendresse, la satire et le réalisme,
tradition et modernisme.
L’aspect visuel et corporel est également un élément
essentiel dont la force va souvent au-delà de certains mots et
qui s’adaptait mieux à certains thèmes ou situations,
que la parole.
Il nous a fallu faire certains choix quant aux thèmes abordés
et à la durée exigée du spectacle à sa création
(42 minutes). Aussi, ceux-ci se sont portés sur les problèmes
liés au continent africain, européen et russe et dans le
même temps la nécessité d’utiliser les langues
telles que le Bambara et le russe, associées à la langue
française, s’est imposée.
Il était indispensable enfin, après un bilan de la condition
féminine aussi misérable et par conséquent au bilan
d’un rapport homme-femme aussi violent, inégal et méprisable,
il était indispensable de mettre l’accent final de ce spectacle
sur l’union, l’amour et l’accord des deux sexes.
La conclusion visuelle s’est imposé à mon esprit dés
le début de nos travaux soit : un homme et une femme dansant un
Tango argentin avec toute la naïveté et la douceur de l’enfance.
Le texte de conclusion remerciant nos hommes exceptionnels et résonnant
sur l’image du couple et de différentes femmes en situation
difficile, s’est révélé complémentaire.
»
Le metteur en scène
L’équipe
Le metteur en scène
Corinne Chevalier
Les comédiennes
Anne-Sophie Bolender
Assetou Diabira
Kadiatou Traoré Diabira
Aminata Kanté
Valérie Leconte
Claire Pétrouchine
Le musicien
Mouhcin Benimah
Les danseurs
Bruno Noël, Corinne Chevalier
Crédit Photo
: Philippe Pinel
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