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BAMBOU

*Spectacle " Bambou" 2007/08,

création théâtrale avec des personnes porteuses d’un handicap - ESAT Henry Marsoulan

mise en scène Claire Pétrouchine et Corinne Chevalier

les 11, 12 et 13 décembre 2008

représentations au Théâtre des Roches à Montreuil sous Bois.
19 rue Antoinette

« Tantôt être la voix anonyme qui raconte,
Tantôt le chœur qui chante,
Tantôt le mot lancé comme un javelot,
Tantôt le dialogue curieux ou inhabituel
entre deux êtres cocasses et farfelus. »

« Bambous » rassemble des morceaux de vie poétiques ou insolites nés de l’absurde ou de ce qui pourrait ressembler au quotidien d’un autre monde. Il imagine des moments de discorde, de désaccord, d’attachements et de liens improbables, instants humains et déshumains de ce qui fait l’être dans ses instincts. « Bambous » est un souffle, un mouvement en douze temps qui se ballade entre ciel et terre sur des airs de percussion.


L’esquisse de « Bambous » en juin 2007, fut pour les comédiens extra-ordinaires une véritable performance car le travail d’improvisation, même si le schéma des canevas fut répété deux ou trois fois, est une véritable prise de risque pour un comédien encore peu expérimenté. Il dépend beaucoup du niveau de concentration, d’écoute et de vivacité d’esprit de l’interprète à ce moment donné et éphémère.

Message du metteur en scène :
A l’instar des grandes calligraphies chinoises et japonaises « Bambous » dépouille l’histoire de son aspect extérieur pour en découvrir le coeur, il dépouille les personnages de leurs apparences pour leur permettre d’exprimer leur âme, il dépouille la scène de ce qui n’est pas essentiel pour en extraire la « substantifique moëlle ».
La pureté de « l’espace vide », permet de mettre en valeur l’essence des êtres, essentielle matière théâtrale. Il débarrasse les esprits de toutes futilités matérielles ou quotidiennes, et de toute esbrouffe ou artifice dont nos esprits sont gavés par les télévisions, les publicités et les annonces commerciales.
Gardons en mémoire cette devise des anciens sages et peintres chinois :
« Espacée que même un cheval puisse traverser,
dense que même le vent ne puisse s’infiltrer ».

Nous mêlons comédiens extra-ordinaires* et comédiens professionnels ordinaires et à partir d’un objet, d’un matériau, d’un sentiment donné, d’une musique, d’un thème, nous écrivons le spectacle.

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« L’univers créatif dans lequel nous plongeons quand nous travaillons avec des personnes dîtes « hors-normes » est sans aucun doute « inventeur » d’une nouvelles donne, d’une nouvelle esthétique théâtrale.
Lors de nos séances de travail, nous avons découvert un nouveau langage poètique, souvent sur le fil du rasoir entre la fragilité et le déséquilibre, toujours emblèmatique de ce qui caractérise les arts vivants : L’éphémère.
Il suffit de se laisser aller à écouter ce que les comédiens nous proposent et dérouler doucement ce fil qui les révélera tout en étant porteur de poèsies théâtrales atypiques, pour que puissent se jouer des situations singulières qui désarçonnent le public et lui fait oublier tout ses préjugés. » Corinne Chevalier, metteure en scène

 

* parcequ’il est plus juste de nommer les personnes porteuses d’un handicap d’un adjectif qui les mettent en valeur plutôt que d’un adjectif réducteur qui ne les fait exister que par rapport à une norme qui est la nôtre, parce que représentative du « plus fort », parce que représentative du « plus grand nombre »